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jeudi 25 janvier 2018

A Pleines Mains: La Fibre Artisanale


© à pleines mains

Depuis l’enfance, je me promène d’atelier en atelier : celui de mon grand-père paternel, fabricant de radios et d’enceintes, plein de machines bruyantes et d’odeurs de résines et de solvants ; celui de mon grand-père maternel, bricoleur minutieux et exigeant, pas vraiment autorisé sauf pour aller chercher les jouets qu’on laissait au jardin, dans le cabanon en bois où il rangeait ses outils ; celui de mon oncle, sculpteur sur bois, attenant à sa maison bretonne, rempli de gouges, de sciure, d’établis usés et de bois odorants ; celui de ma tante, les bocaux pleins de teintures pour soie, l’odeur de la cire chaude, les cadres hérissés de clous sur lesquels on tendait le tissu, et puis le papier sulfurisé et l’étuve qui fixait les couleurs. J’aimais la brillance des couleurs, la façon dont la teinture se diffusait dans la trame, butant contre les frontières de cire qu’il fallait tracer si vite pour qu’elles restent fines. Celui de grand-mère maternelle enfin, que j’ai hanté jusqu’à la fin de l’adolescence, « l’atelier clandestin » du pavillon en meulière dans lequel j’ai passé des heures à coudre, à faire du cartonnage, des pompons et du tricot, quand nous n’étions pas dans la cuisine à faire des caramels ou des bougies…

J’ai beaucoup cousu, envisageant même un temps d’en faire mon métier, et puis je me suis passionnée pour l’histoire de l’art, discipline qui à mon sens réunissait toutes les autres : arts et sciences, histoire, techniques, idées... J’ai nourri mon esprit, toujours fascinée par la matérialité des œuvres, l’interrogeant sans relâche.

C’est lorsque je me suis arrêtée de fumer que j’ai repris les aiguilles, car finalement je fumais pour occuper mes mains, devenues improductives. Et le goût d’apprendre, d’expérimenter, de découvrir est revenu, impérieux, à ce simple contact, devant ce simple fait : pouvoir créer de ses mains, un objet, de A à Z en étant seule décisionnaire. Et puis la sensualité des matières, des couleurs, les infinies possibilités.

La laine a rouvert la route des affinités électives, créant de nouveaux liens, des amitiés formidables, une nouvelle toile et ravivant mes envies d’atelier et de travail artisanal.

Couleurs  de garance, cochenille, bois de campêche, gaude et rhubarbe


L’atelier c’est un lieu, ce sont aussi des techniques, des outils spécifiques, un vocabulaire, une histoire et un lieu de transmission. Pour moi il n’y a pas de réelle frontière entre l’atelier de l’artisan et celui de l’artiste.

C’est un lieu de création, de fabrication, c’est le lieu où la main s’épanouit.

C’est le lieu où la pensée devient tangible, s’incarne sans avoir toujours besoin d’être verbalisée.

Pour l’instant, ce lieu là est encore un rêve pour moi. Un atelier où installer ma créativité pour qu’elle puisse s’y épanouir comme on rêve d’un bureau ou d’une chambre à soi.

Pourtant, j’ai commencé à teindre les fils et à carder les fibres qui peuplent mon imagination depuis que je suis entrée dans le monde si généreux et chaleureux des fileuses et des teinturières. Cet atelier, il est entre mes mains et je l’emporte partout avec moi, partageant ce que j’ai appris.

Aujourd’hui, cette fibre artisanale, éprouvée depuis l’enfance, j’ai décidé de la partager et de la proposer aux fileuses, aux tricoteuses, aux tisserandes, sensibles comme moi aux belles matières et aux couleurs naturelles.

Vous pourrez découvrir mon travail et celui de beaucoup d’autres artisans et créateurs formidables lors du festival de laine « Le Fil de la Manche », les 28 et 29 avril prochain au Château de Miromesnil, à coté de Dieppe, en Normandie.

En attendant vous pouvez retrouver des instantanés des préparatifs et de ma vie laineuse sur Instagram

J’ai hâte de vous rencontrer !

@apleinesmains

 












lundi 2 novembre 2015

Les Fibrophiles: un festival autour des arts de la laine en Bretagne!

Bonjour à tous et à toutes!

Un petit message essoufflé en passant, car en ce premier lundi embrumé de novembre une super nouvelle est arrivée à mes oreilles, et je me fait une joie de la partager avec vous!

Vous aimez la laine?
Vous aimez la Bretagne?
Vous aimez les endroits merveilleux?



Alors réservez votre week end du 9 et 10 juillet 2016 et retrouvons nous à Commana, dans les Monts d'Arrée pour partager ces passions dévorantes à l'occasion du festival laineux le plus à l'ouest de la Gaulle ;-)


Plus de détails sur les Moulins de Kerouat? C'est par là!

Pour suivre les préparatifs, rendez-vous sur le blog des Fibrophiles!

Grisaille de novembre, tu ne m'auras pas! Et vous, quels sont vos trucs pour résister?


lundi 29 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 3)

J'espère que vous avez passé un bon réveillon et que vous avez l'esprit clair (comment ça? j'oserai insinuer que vous avez trop arrosé l'arrivée du Divin Enfant?... j'en ai vu quelques uns en piteux état au soir du 25, alors je prends les devants ;-)... car on attaque la partie technique de l'aventure!

L'avantage du tricot en 4,5mm, c'est que ça avance vite...
Arrivée sous les bras, un premier essayage m'a permis de vérifier que je ne m'étais pas trompée de taille.



Mon patron d'origine proposait de mettre en forme le corps par des diminutions latérales. Mais pour l'avoir expérimenté à plusieurs reprises, je préfère faire des pinces au niveau de la poitrine et dans le dos, comme on le fait en couture. C'est beaucoup plus anatomique.
Pour cela je m'inspire de la méthode donnée par Ysolda dans Blank Canvas, mais en l'adaptant au top down:
  • Je mesure mon tour de poitrine et mon tour de taille
  • Je mesure la distance entre mes deux seins (qui servira de base à l'écartement des pinces)
  • Je mesure la hauteur entre mon tour de poitrine et mon tour de taille
Grâce à mon échantillon, je déduis:
  • le nombre de mailles au niveau de la poitrine
  • le nombre de mailles entre les deux seins (dans mon cas 40 mailles)
  • le nombre de mailles au tour de taille
  • le nombre de rangs entre la poitrine et la taille (dans mon cas 30 rangs)
  • et donc, combien de diminutions il faudra faire, sur combien de rangs pour avoir un joli pull près du corps (dans mon cas: 24 mailles)
J'ai donc placé 4 marqueurs de pinces (deux dans le dos et deux devant, si si, on a pas de seins dans le dos, mais c'est mieux avec des pinces devant et derrière, ne cherchez pas) écartés de 40 mailles et puis j'ai diminué tous les 6 rangs  comme suit: tricoter jusqu’au 1er marqueur de pince, * glisser le marqueur, ssk, tric jusqu’à 2 m avant le marqueur suivant, k2tog , glisser marqueur, tric. jusqu’au marqueur suivant* et reprendre de * à * une fois. 
Répéter 6 fois (24 mailles diminuées en tout), puis tricoter 8 rgs pour la taille, puis commencer les augmentations pour les hanches (sur le même principe):
Tous les 3 rgs, aug d’une maille à chaque anneau marqueur, 3 fois (+ 12 mailles). puis encore 2 fois tous les 6 rgs (20 mailles en tout).

La pince, presque indétectable.

Bon, je l'avoue c'est un peu technique et j'espère que je suis suffisamment  claire, sinon faites moi signe, j'essaierai de préciser.

En plus comme on peut essayer son pull au fur et à mesure, on voit vite si ça cloche.
Bon, vous n'en êtes pas quitte pour autant... j'ai encore deux trois modifs à vous raconter ;-)

mercredi 24 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 4)

Mon roman feuilleton s'achève... nous touchons au but!

Toutes ces rayures aléatoires avaient besoin d'être un peu apaisées à mon goût, comme contenues. J'ai d'abord imaginé filer un petit fil gris naturel pour tricoter le col, les poignets et les côtes du bas du corps, mais je n'avais pas ça dans mes stocks et je suis au régime sans fibres ni fils jusqu'au prochain Lot et la Laine. Il a donc fallu faire avec l'existant.
Il restait dans mes tiroirs une pelote de fil d'un joli beige (donnée par Tricobsession à l'époque où j'envisageai de tricoter l'Enchanted Mesa de Stephen West) qui a fait très bon ménage avec mes landes et mes bruyères, je trouve.

Mon petit truc pour avoir des côtes bien nettes en changeant de couleur, c'est de faire d'abord un rang endroit avec la nouvelle laine avant de commencer les côtes.


J'ai un peu tâtonné sur la longueur du bord côte au niveau du col... ci-dessous la version large, détricotée depuis.


Et puis finalement, au bas du corps, j'ai repris le système de rangs raccourcis expérimenté dans Nuage pour rallonger le dos et envelopper les hanches. Je trouve ça très confortable, on a les reins bien au chaud, même lorsqu'on se baisse pour... ramasser les champignons?



Après quelques déboires, j'ai choisi maintenant de tricoter bien ajusté en largeur et un peu long aux manches et au bas du corps car j'ai expérimenté que le tricot s'élargit et se raccourcit immanquablement au lavage. C'est ce que j'ai fait cette fois encore même je le trouve encore un poil trop court. Est ce que vous constatez la même chose?

Et voilà, la balade est terminée, j'aime beaucoup mon pull et je suis drôlement fière d'avoir mené ce projet à bien, j'ai l'impression d'avoir brisé la malédiction et je fourmille de projets! C'est chouette, non?

mercredi 17 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 2)

Finalement, il ne m'a fallu qu'un mois pour filer mes 500 grammes de fibres, très motivée que j'étais par la saine émulation entretenue par Tricobsession, venue carder chez moi une merveilleuse Baleine Bleue... et bien aidée par les vacances de Toussaint et le pont du 11 novembre!

Tricobs' retordant la baleine bleue sur son Pocket Wheel

Mes 4 écheveaux lavés, j'étais maintenant à la tête d'un peu plus de 800 mètres de fils de calibre worsted...


Il me fallait donc chercher un modèle qui corresponde à ces caractéristiques:
  • Un modèle simple, tout en jersey, pour ne pas brouiller l'effet rayé très aléatoire de la laine (choisir un modèle à dentelle, texture ou autre est inutile, les changements de couleurs du fil auraient absorbé les motifs)
  • Un modèle près du corps, pas le choix compte tenu du métrage.
  • Un modèle un peu campagnard, automnal, qui reste dans l'idée de la balade écossaise.
Echantillon sur aiguilles 4,5 mm: 18 mailles x 24 rangs

Il y eu pas mal de candidats, et puis je me suis lancée avec un patron tout simple, très efficace et gratuit, trouvé sur Ravelry : Brick, un modèle qui se tricote du haut vers le bas, comme ça on peut l'essayer au fur et à mesure pour mieux l'ajuster.


Et voilà, c'est parti!
La prochaine fois, je vous raconterai comment je l'ai customisé...


samedi 13 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 1)

Depuis longtemps, l'idée me taraude de filer de quoi me tricoter un pull.

Après un premier échec pour cause d'oubli de fibres dans la marmite, je ne me suis pas laissée abattre et cet été en rangeant mes tiroirs, je suis tombée en arrêt devant deux paires de tresses de fibres aux couleurs si semblables qu'on aurait pu croire que je les avait achetées exprès... mais non, j'ai juste des obsessions colorées on dirait ;-)
Deux tresses de Falkland teintées par  Hedgehog Fibres (en haut) et deux mèches de Mérinos Nube de Malabrigo (en bas).



Ma première idée fut de carder les deux fibres ensemble, afin d'avoir un ensemble homogène, mais après réflexion et discussions avec mes copines fileuses de Ravelry, j'ai eu peur que les couleurs ne se fondent et deviennent ternes. J'ai donc finalement décidé de filer chaque tresse indépendamment puis de retordre un brin de mérinos avec un brin de falkland.





J'ai sagement fait un petit échantillon, et hop, me voilà partie pour un filage au long cours, presque 500 grammes de fibres, avec une petite carte aide mémoire pour seul guide.

Falkland

Mérinos

La première bobine
J'étais un peu perplexe après le premier retord à la lumière électrique, mais une fois mise en écheveau, le fil semblait plus prometteur....




Un mélange de tweed et de bruyère, une balade dans les Highlands...

Vous me suivez?

jeudi 16 janvier 2014

Shaking the blues away... Tricoter l'enchantement

Après avoir tricoté du bleu,
 et puis du bleu



et encore du bleu...



et en avoir encore un peu en réserve,



j'ai décidé de faire ça:


Et pour faire ça, avec mes moyens à moi, j'ai fait appel à un autre magicien... Stephen West et son pull enchanté, celui qui vous oblige à cogiter, à sortir de votre zone de confort avec délectation pour jouer avec les couleurs et les textures... et sortir enfin du bleu... ça serait bien.

Enchanted Mesa by Stephen West

J'ai sélectionné quelques écheveaux chaleureux dans mon stock, des entamés, des injustement délaissés, des filés main.

Fils à chaussettes en détresse cherchent projet à leur pied


J'ai décidé que je tricoterai ces fils en double sur des aiguilles 4,5mm, histoire d'avoir un léger effet déjaugé et celui très euphorisant d'un ouvrage qui monte vite.



Voilà mon projet tricot pour réchauffer l'hiver et ne pas se laisser happer par un peu trop de bleus qui s'accumulent... et vous, comment faites vous?

samedi 4 janvier 2014

2014: Tricoter altruiste, participer à l'effort de guerre...

Bon, j'ai un peu loupé le coche, mais je vous souhaite à tous une année pleine de moelleux et de créativité!

J'ai fini l'année comme une marmotte au fond de son terrier, à dormir et à tricoter des chaussettes et des bonnets... à moi les chaussettes,




aux autres les bonnets... ils ont l'air contents d'ailleurs.







Mais en 2014, la tendance pourrait bien s'inverser...
J'ai très envie d'un beau bonnet dans ce merveilleux fil que je viens de filer sur mon nouveau WooLe Winder (une superbe invention);

Danser avec les lucioles, BFL teint par (Vi)Laines.

et ma sœurette a froid aux pieds, alors, je vais l'aider ;-)

Et puis je voudrais bien aider le Délit Maille aussi. Elle vient de lancer un appel pour l'aider à faire la grande guerre en jersey, alors je me suis engagée... à tricoter une pelote d'ici le mois de septembre prochain sous forme de toutes les petites choses dont on habille les soldats pour faire la Wool War I.... j'ai hâte d'en savoir plus, je vous raconterai.



Si vous êtes tentés, n'hésitez pas: Délit Maille Wants U!

Et ce n'est qu'un début ;-)

Et vous, comment s'annonce votre année tricot?

vendredi 15 novembre 2013

Filer pour autrui: que sont ils devenus?

Il y a des fibres que j'adore filer, de véritables bonbons acidulés, des oiseaux des îles, des fleurs tropicales. C'est comme une séance de chromothérapie. Des couleurs chaudes, des contrastes intenses. Mais parfois, je ne sais comment les utiliser ensuite.

BFL et soie / Three Waters Farm / coloris Dragonfly
 C'est un problème récurent depuis que je me suis mise à filer, et je suis parfois tentée de penser que le tissage serait une issue intéressante pour ces fils. Mais pour l'instant l'achat d'un métier est exclu.

Alors, lorsque je sens qu'autour de moi que des tricoteuses amies sont prêtes à les adopter, ont un projet pour ces fils exotiques, je les offre avec plaisir, trop heureuse de les voir vivre dans d'autres mains plutôt que de se morfondre dans mon placard à laine.

filé en célibataire, 350 mètres environ
C'est ainsi que cet écheveau de mon mélange fétiche (le plus facile à filer pour moi): BFL et soie, est devenu un très beau foulard sous les aiguilles de ma maman.

Hitchhiker de Martina Behm (décidément on va croire que j'ai des actions chez elle ;-)


Ce modèle avec ses rangs qui s'allongent progressivement est vraiment adapté pour les fils aux couleurs variées et le point mousse permet aux filés mains d'exprimer tout leur moelleux.




Pas mal cet oiseau des îles?
Et vous, que faites de vous de vos filés mains, quand ils ne vous inspirent pas?







samedi 9 novembre 2013

La roulette russe ou comment filer et tricoter la chose la plus douce du monde

L'hiver dernier, j'avais passé quelques jours à jouer à la roulette russe sur Etsy... que celle qui ne l'a jamais fait me jette la première pelote... tu mets des trucs dans ton panier... tu regardes l'addition... et tu te dis: si ces fibres sont encore là ce soir/ demain/ dans 48 heures/ dans une semaine (ça dépend de ton degré d'addiction), alors, je les achèterais... et puis, par une après midi pluvieuse de décembre, le délai ayant expiré, j'ai acheté les fibres les plus luxueuses que je me soit jamais offertes, pour fêter ma première année de fileuse.

Quelques jours plus tard, je recevais de la talentueuse Julie Sandell aka JulieSpins!, les deux tresses les plus douces et les plus brillantes qu'il m'ait été donné de toucher: 50% soie, 50% cachemire, une matière incroyablement délicate et que je ne savais trop comment travailler. Autant vous dire il m'a fallu quelques mois pour oser approcher cet Everest.
April showers, JulieSpins!
Petit focus technique: le cachemire est un duvet très fin et  assez court, la soie une matière très glissante dont les fibres sont plus longues, le mélange ayant été parfaitement peigné, j'avais quelque chose d'à la fois court et glissant à filer... une savonette quoi... pour moi qui file la pluspart des fibres en étirage long, il a fallu que je revoie mes classiques. Je me suis astreinte à des heures de "short forward draw" (étirage court vers l'avant), jusqu'à en avoir parfois des crampes dans le pouce et l'index, tout en faisant tourner très rapidement l'épinglier pour donner au fil suffisamment de torsion pour qu'il soit solide, car les fibres courtes demandent davantage de torsion pour donner un fil cohérent.
La première bobine, un peu hirsute, malgré les efforts


Le retors, avec mon dévidoir de compétition
Mon idée initiale était de faire un fil dentelle à deux brins, mais la matière, très glissante ne se laissa pas amadouer si facilement, et j'obtins au final moins de métrage que prévu. Plus de 900 mètres tout de même, alors que par ailleurs mon amie Anne venait de repérer la dernière création de Martina Behm. Fort inspirée,  elle venait de sortir le patron parfait pour les frileuses dans mon genre: l'hybride parfait entre le poncho et le châle, le Viajante


Des kilomètres de jersey en rond et en aiguilles 3,5 mm qui m'ont accompagnée dans mes périples depuis le mois d'août. Ma seule petite difficulté a été de trouver la méthode qui me convenait pour l'augmentation de la maille centrale, finalement j'ai opté pour la méthode optionnelle proposée dans le patron (k1, yo, k1 dans la maille centrale), car j'aime que tout soit bien symétrique.... et c'est parfait!



Le fil très lustré après filage a révélé au tricotage un halo absolument incroyable, j'ai l'impression de m'envelopper dans le plus doux des velours.


Les irrégularités de filage ont disparu comme par enchantement et le jersey met en valeur les variations colorées du fil, bref c'est un duo gagnant!


Autant vous dire que je cogite sec pour savoir ce que je vais m'offrir pour mon second anniversaire de fileuse!


Testé et approuvé sous le climat breton ;-)







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