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vendredi 1 juillet 2016

Filer en Bretagne retrouver les copines au Festival des Fibres aux Fils !

Le grand jour tant attendu est presque à porté de main!
J-7!

Le Festival des Fibrophiles dans les Monts d'Arrée, à Commana, c'est le week end prochain!
Alors, vous venez?
Avez vous choisi vos ateliers, fait votre planning, réservé votre gite?
Il n'est pas trop tard pour se joindre au troupeau ;-)


J'animerai deux ateliers de filage au fuseau pendant le festival. Il reste quelques places pour l'atelier de perfectionnement, dimanche 10 juillet de 13h30 à 16h00.
Si vous maitrisez les bases du filage et souhaitez progresser vers des fibres plus complexes à manipuler (soie, alpaga, fibres courtes, nappes cardées...), apprendre les différentes techniques d'étirage, le retors navajo, alors cet atelier est fait pour vous!
Les fibres seront fournies et un fuseau vous sera prêté si nécessaire le temps de l'atelier. Je vous remettrai également une fiche aide mémoire des différentes techniques et notions évoquées.
Le prix de cet atelier est de 35€ par personne (à partir de 15 ans).
Les inscriptions se font auprès des vaillantes Fibrophiles ou bien sur place pendant le festival, en fonction des places disponibles.

Pour ma part, je suis très impatiente d'arriver à l'écomusée, de retrouver les copines et surtout de faire plein de nouvelles rencontres, d'échanger et de découvrir de nouvelles techniques (le métier à tisser et la machine à tricoter murmurent à mon oreille la nuit...) !

Je porterai un badge avec tous mes pseudos, n'hésitez pas à m'aborder, pour une fois que l'on peut se voir en chair et en os, il ne faut pas hésiter!

A samedi prochain!!!!


vendredi 12 juin 2015

Le Fuseau libère la fileuse!

Voilà, on aime les belles mécaniques, les grosses cylindrées, les bielles à huiler, les roues, les courroies, et puis un jour, on redécouvre la simplicité, la légèreté, la liberté: LE FUSEAU!

Nouvelle fileuse, j'ai appris à filer au rouet. Je voulais un objet technique, moderne, performant. Je me suis offert un Joy que j'adore, avec plein d'options ajoutées au fur et à mesure: l'épinglier Freedom, le WooLee Winder, la cardeuse...

Et puis j'ai découvert le fuseau grâce à Anne et j'ai eu la chance d'en recevoir de très beaux.

Dark Vador, le fuseau tibétain (comme son nom ne l'indique pas)

Elle m'a initiée à cet art léger, ancestral et sans complication technique. Avec un fuseau et une paire de bras, on peut tout faire, sans autre accessoire.

Alors le fuseau a commencé à m'accompagner dans mes déplacements, lorsque j'avais besoin de voyager léger. Il a fallu du temps pour s'apprivoiser, apprendre à changer de rythme et ne plus penser d'abord à la productivité.

Fuseau turc en genévrier, mèche de Falkland, balade dans Paris.
Petit à petit j'ai découvert que filer au fuseau c'était être au plus près de la fibre et du fil en construction. Que ce n'était pas juste un moyen de découvrir le filage, mais que tous les filages étaient possibles et que c'était sans doute ainsi qu'on les comprenait, qu'on les intégrait le mieux.

A gauche le Yack, à droite du Corriedale.
Corriedale, filé en suspendu et retordu à deux brins.
Yack filé sur fuseau tibétain et retordu en chaine (3 brins).
J'ai été émerveillée de découvrir cette économie de moyens, avec une tige et un contrepoids, il était possible de filer tant de matières diverses, animales ou végétales, fibres longues ou courtes, pour des usages aussi différents que le tissage, le tricot, la broderie, la fabrication de cordes, et j'en oublie sans doute.

Nappe cardée en cours de retors sur fuseau suspendu.
Je suis désormais une fileuse libérée, affranchie des contraintes de temps et d'espace et j'adore ça!

Mon prochain défi? Filer une série d'échantillons du plus grand nombre de fibres possibles, pour connaitre les particularités de chacune.

Et vous, quelle genre de fileuse êtes vous?

mercredi 24 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 4)

Mon roman feuilleton s'achève... nous touchons au but!

Toutes ces rayures aléatoires avaient besoin d'être un peu apaisées à mon goût, comme contenues. J'ai d'abord imaginé filer un petit fil gris naturel pour tricoter le col, les poignets et les côtes du bas du corps, mais je n'avais pas ça dans mes stocks et je suis au régime sans fibres ni fils jusqu'au prochain Lot et la Laine. Il a donc fallu faire avec l'existant.
Il restait dans mes tiroirs une pelote de fil d'un joli beige (donnée par Tricobsession à l'époque où j'envisageai de tricoter l'Enchanted Mesa de Stephen West) qui a fait très bon ménage avec mes landes et mes bruyères, je trouve.

Mon petit truc pour avoir des côtes bien nettes en changeant de couleur, c'est de faire d'abord un rang endroit avec la nouvelle laine avant de commencer les côtes.


J'ai un peu tâtonné sur la longueur du bord côte au niveau du col... ci-dessous la version large, détricotée depuis.


Et puis finalement, au bas du corps, j'ai repris le système de rangs raccourcis expérimenté dans Nuage pour rallonger le dos et envelopper les hanches. Je trouve ça très confortable, on a les reins bien au chaud, même lorsqu'on se baisse pour... ramasser les champignons?



Après quelques déboires, j'ai choisi maintenant de tricoter bien ajusté en largeur et un peu long aux manches et au bas du corps car j'ai expérimenté que le tricot s'élargit et se raccourcit immanquablement au lavage. C'est ce que j'ai fait cette fois encore même je le trouve encore un poil trop court. Est ce que vous constatez la même chose?

Et voilà, la balade est terminée, j'aime beaucoup mon pull et je suis drôlement fière d'avoir mené ce projet à bien, j'ai l'impression d'avoir brisé la malédiction et je fourmille de projets! C'est chouette, non?

samedi 20 décembre 2014

Carder une grosse baleine blanche

C'est ma copine Lolatralala (aka Serial Fileuse, la bien nommée) qui a lancé la vogue de ce mammifère laineux qui s'abat sur nos cardeuses.
C'est ma copine Tricobsession qui est venue en carder une à la maison...
Et c'est moi qui succombe à la vague et qui rêve de carder une baleine blanche...

C'est un stock de fibres qui avait pris de l'embonpoint et qui se morfondait dans un bac obscur...
C'est une envie de mat, de brillant, de lisse, d'ondulé, de fibreux, de craie, de crème, de neige, de glissant, de crissant...

Ploc, la boite s'ouvre...
Plouf, je m'enfonce...
Ouf, je remonte... chargée...


Du lin blanchi, de la soie tussah presque dorée, du Maco mérinos immaculé, des boucles d'Islandais qu'on dirait d'argent noirci, de l'alpaga glissant comme du savon...



 Un dimanche de brouillard, la cardeuse un peu ensommeillée a repris du service. Elle ronronne.


Une première nappe, fruit de savants calculs tombe du rouleau...
Hop, le rouet prend la relève...
Fffff, les échantillons s'enchainent...


La nappe, presque immaculée, moelleuse, soyeuse se file comme un rêve...
Les boulettes de laine, indisciplinées, s'échappent et tombent comme des flocons aux pieds de la rêveuse...
Plus fin, plus gros, plus de boucles, quelques filaments dorés...


Ça y est, la recette de la ba-laine blanche est née!!!



Pssst: si vous ne voulez pas vous lancer, puis je vous recommander de vous en remettre aux bons soins de Serial Fileuse, c'est la reine de la baleine et autres merveilles à filer!

Ne vous inquiétez pas, je reviens très vite avec la suite des aventures du pull filé main (le suspens est à son comble). En attendant je vous souhaite de très douces et moelleuses fêtes de fin d'année... comme ce joli troupeau aperçu ce midi dans une vitrine parisienne.








mercredi 17 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 2)

Finalement, il ne m'a fallu qu'un mois pour filer mes 500 grammes de fibres, très motivée que j'étais par la saine émulation entretenue par Tricobsession, venue carder chez moi une merveilleuse Baleine Bleue... et bien aidée par les vacances de Toussaint et le pont du 11 novembre!

Tricobs' retordant la baleine bleue sur son Pocket Wheel

Mes 4 écheveaux lavés, j'étais maintenant à la tête d'un peu plus de 800 mètres de fils de calibre worsted...


Il me fallait donc chercher un modèle qui corresponde à ces caractéristiques:
  • Un modèle simple, tout en jersey, pour ne pas brouiller l'effet rayé très aléatoire de la laine (choisir un modèle à dentelle, texture ou autre est inutile, les changements de couleurs du fil auraient absorbé les motifs)
  • Un modèle près du corps, pas le choix compte tenu du métrage.
  • Un modèle un peu campagnard, automnal, qui reste dans l'idée de la balade écossaise.
Echantillon sur aiguilles 4,5 mm: 18 mailles x 24 rangs

Il y eu pas mal de candidats, et puis je me suis lancée avec un patron tout simple, très efficace et gratuit, trouvé sur Ravelry : Brick, un modèle qui se tricote du haut vers le bas, comme ça on peut l'essayer au fur et à mesure pour mieux l'ajuster.


Et voilà, c'est parti!
La prochaine fois, je vous raconterai comment je l'ai customisé...


samedi 13 décembre 2014

Filer et tricoter à la main tout un pull (épisode 1)

Depuis longtemps, l'idée me taraude de filer de quoi me tricoter un pull.

Après un premier échec pour cause d'oubli de fibres dans la marmite, je ne me suis pas laissée abattre et cet été en rangeant mes tiroirs, je suis tombée en arrêt devant deux paires de tresses de fibres aux couleurs si semblables qu'on aurait pu croire que je les avait achetées exprès... mais non, j'ai juste des obsessions colorées on dirait ;-)
Deux tresses de Falkland teintées par  Hedgehog Fibres (en haut) et deux mèches de Mérinos Nube de Malabrigo (en bas).



Ma première idée fut de carder les deux fibres ensemble, afin d'avoir un ensemble homogène, mais après réflexion et discussions avec mes copines fileuses de Ravelry, j'ai eu peur que les couleurs ne se fondent et deviennent ternes. J'ai donc finalement décidé de filer chaque tresse indépendamment puis de retordre un brin de mérinos avec un brin de falkland.





J'ai sagement fait un petit échantillon, et hop, me voilà partie pour un filage au long cours, presque 500 grammes de fibres, avec une petite carte aide mémoire pour seul guide.

Falkland

Mérinos

La première bobine
J'étais un peu perplexe après le premier retord à la lumière électrique, mais une fois mise en écheveau, le fil semblait plus prometteur....




Un mélange de tweed et de bruyère, une balade dans les Highlands...

Vous me suivez?

samedi 9 novembre 2013

La roulette russe ou comment filer et tricoter la chose la plus douce du monde

L'hiver dernier, j'avais passé quelques jours à jouer à la roulette russe sur Etsy... que celle qui ne l'a jamais fait me jette la première pelote... tu mets des trucs dans ton panier... tu regardes l'addition... et tu te dis: si ces fibres sont encore là ce soir/ demain/ dans 48 heures/ dans une semaine (ça dépend de ton degré d'addiction), alors, je les achèterais... et puis, par une après midi pluvieuse de décembre, le délai ayant expiré, j'ai acheté les fibres les plus luxueuses que je me soit jamais offertes, pour fêter ma première année de fileuse.

Quelques jours plus tard, je recevais de la talentueuse Julie Sandell aka JulieSpins!, les deux tresses les plus douces et les plus brillantes qu'il m'ait été donné de toucher: 50% soie, 50% cachemire, une matière incroyablement délicate et que je ne savais trop comment travailler. Autant vous dire il m'a fallu quelques mois pour oser approcher cet Everest.
April showers, JulieSpins!
Petit focus technique: le cachemire est un duvet très fin et  assez court, la soie une matière très glissante dont les fibres sont plus longues, le mélange ayant été parfaitement peigné, j'avais quelque chose d'à la fois court et glissant à filer... une savonette quoi... pour moi qui file la pluspart des fibres en étirage long, il a fallu que je revoie mes classiques. Je me suis astreinte à des heures de "short forward draw" (étirage court vers l'avant), jusqu'à en avoir parfois des crampes dans le pouce et l'index, tout en faisant tourner très rapidement l'épinglier pour donner au fil suffisamment de torsion pour qu'il soit solide, car les fibres courtes demandent davantage de torsion pour donner un fil cohérent.
La première bobine, un peu hirsute, malgré les efforts


Le retors, avec mon dévidoir de compétition
Mon idée initiale était de faire un fil dentelle à deux brins, mais la matière, très glissante ne se laissa pas amadouer si facilement, et j'obtins au final moins de métrage que prévu. Plus de 900 mètres tout de même, alors que par ailleurs mon amie Anne venait de repérer la dernière création de Martina Behm. Fort inspirée,  elle venait de sortir le patron parfait pour les frileuses dans mon genre: l'hybride parfait entre le poncho et le châle, le Viajante


Des kilomètres de jersey en rond et en aiguilles 3,5 mm qui m'ont accompagnée dans mes périples depuis le mois d'août. Ma seule petite difficulté a été de trouver la méthode qui me convenait pour l'augmentation de la maille centrale, finalement j'ai opté pour la méthode optionnelle proposée dans le patron (k1, yo, k1 dans la maille centrale), car j'aime que tout soit bien symétrique.... et c'est parfait!



Le fil très lustré après filage a révélé au tricotage un halo absolument incroyable, j'ai l'impression de m'envelopper dans le plus doux des velours.


Les irrégularités de filage ont disparu comme par enchantement et le jersey met en valeur les variations colorées du fil, bref c'est un duo gagnant!


Autant vous dire que je cogite sec pour savoir ce que je vais m'offrir pour mon second anniversaire de fileuse!


Testé et approuvé sous le climat breton ;-)







jeudi 11 juillet 2013

Tricoter dans le métro: faire dans la dentelle.


photo: CFB
Tricot-Métro-Boulot: Tricoter dans le métro est devenu pour moi une habitude, presque un besoin, une façon de passer agréablement la grosse demie-heure de transhumance bi-quotidienne. Néanmoins, je ne pensais pas qu'un jour le tricot-métro se ferai dans la dentelle...

Je m'explique:
L'année passée, mon amie C. tombe en arrêt devant le patron d'une somptueuse étole tricotée... Il la lui faut, mais... petit détail, elle ne tricote pas... Je lui propose donc de tricoter pour elle cette pièce de dentelle dont le patron ne me semble pas si compliqué à priori...

Ce que je n'avais pas du tout envisagé, c'est que ce modèle se tricotait en biais, en travers, que les répétitions du motifs avaient 12 mailles avec impossibilité de mettre des anneaux marqueurs, car à cause du biais, il aurait fallu les décaler à chaque rang, et que le motif lui même se déroulait sur des répétitions de 24 rangs.....

Photo: CFB
Je dois avouer qu'après des débuts un peu difficiles, quand je me suis aperçue que je ne mémorisais pas le motif (de 12 mailles par 24 rangs donc)... j'ai eu un bon moment de découragement... je ne pouvais tricoter qu'aux moments de calme absolu, quand personne ne me parlait... bref presque jamais.

Voilà donc cette pauvre étole un peu délaissée au fond du panier à tricot... au profit du filage il faut bien l'avouer!

Mais au sortir de l'hiver, alors que je me lamentais sur le peu d'avancement de mes projets tricots, j'ai réalisé que je disposais d'une heure de tricot quotidien... l'heure de métro-tricot.
Et si je tricotais ma dentelle impossible dans le métro? une heure par jour, elle avancerait joliement!
La technique est simple (à condition de pouvoir s'assoir évidemment): il faut coincer le diagramme de la dentelle sur ses genoux entre son sac et son tricot, placer un post it comme règlette pour suivre les rangs, et hop, c'est parti!

Quelques centaines d'aller retours plus tard, la dentelle métropolitaine est née!

Photo: CFB

Photo: CFB

Photo: CFB
Elle pèse 150 grammes et mesure 180 x 45 cm! Et mon amie a l'air ravi :-)

Et c'est avec le sentiment du devoir accompli que je vais maintenant aller faire mes bagages pour partir rejoindre mes semblables au Lot et la Laine! A bientôt pour un petit compte rendu, et d'ici là, je vous souhaite un bel été.


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